Lora

Par • Publié dans : Les recettes romaines

La Lora , appelé « serva potio » la  boisson des esclaves   ou  encore  « Vinum operarium » selon Pline le vin des travailleur, était durant l’antiquité un vin de très mauvaise qualité. Il est connu également sous le nom de « piquette ». Il était également acheté localement par l’armée romaine.

Il était obtenu par une deuxième macération du moût délayé dans de l’eau pendant une journée et devait durer jusqu’au solstice d’hiver.

Caton: De agri cultura. 57 ^

Quantité de vin pour les gens.

« Après la vendange, ils ont de la piquette pour boisson pendant trois mois. Au quatrième mois, ils auront par jour une hemine de vin, c’est-à-dire deux conges et demi par mois; au cinquième, sixième, septième, huitième mois, ils en auront un setier par jour, c’est-à-dire cinq conges par mois, enfin pour le neuvième, dixième et onzième mois, ils en recevront trois hémines par jour, c’est-à-dire une amphore par mois. En outre on donnera un congé à chaque Individu pour les Saturnales et les Compitales. Telle est la quantité de vin que chaque homme consomme dans l’année. On y ajoutera pour les esclaves entravés une ration proportionnée à la somme des travaux : le chiffre de dix quadrantals par année n’est pas trop élevé. »

Columelle : De re rustica livre XII ^

Comment on fabrique de très bonne piquette.

XL. [1] « On fait ainsi d’excellente piquette : Voyez combien de vin vous aurez fait en un jour, et combien la dixième partie forme de métrètes; versez ce même nombre de métrètes d’eau douce sur le marc dont en cette journée vous aurez exprimé le vin; mettez dans cette eau les écumes du vin cuit jusqu’à réduction soit de moitié, soit des deux tiers, et la lie déposée dans les cuves : mêlez le tout ensemble, et laissez toute une nuit macérer cette espèce de bouillie; le lendemain vous la foulerez, et après cette opération soumettez-la à l’action du pressoir. Lorsque le liquide se sera écoulé, versez-le dans des tonneaux ou des amphores, et, après qu’il aura bouilli, bouchez vos vases. C’est surtout dans les amphores que la piquette se conserve le mieux. »

[2] M. Columelle faisait sa piquette avec de l’eau vieillie, et souvent il la conservait potable plus de deux ans.

Pline l’ancien : Livre XIV ^

Trois espèces de vins secondaires ou piquettes.

XII. (X.) [1] « On ne peut appeler véritablement via’- ce qui est nommé par les Grecs deutéria, par Caton et nous lora (piquette), qu’on prépare en faisant macérer du marc de raisin dans l’eau : cependant on compte la piquette parmi les vins d’ouvrier. Il y en a trois espèces. Première espèce : on ajoute en eau la dixième partie du moût qui a été exprimé ; dans cet état on laisse macérer le marc pendant un jour et une nuit, et on le soumet de nouveau au pressoir. Seconde espèce, c’est le procédé des Grecs : on ajoute en eau le tiers de ce qui a été exprimé, mais on réduit un tiers par la décoction après le pressurage. Troisième espèce : on presse la lie du vin, c’est ce que Caton appelle fœcatum (de Re rust., cap. 158). Aucun de ces vins ne dure plus d’un an. »

Auteur : Légion VIII Augusta

La Legion VIII Augusta, est une association culturelle loi 1901, d’éducation populaire agréée, complémentaire de l’enseignement public, déclarée d’intérêt général, fondée en 1995 et basée à Autun (71) en Bourgogne. Elle est constituée de passionnés et de professionnels issus de plusieurs branches institutionnelles liées à la culture et à l’éducation: histoire, archéologie, histoire de l’art, patrimoine, langues anciennes, sciences et techniques ou encore spectacle vivant. Elle est spécialisée dans la vulgarisation des connaissances sur l’époque romaine et dans la valorisation des humanités classiques.

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